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Un peu d'histoire...

SOMMAIRE

- Histoire d'Amboise
- Le blason de la ville
- Les Maires d'Amboise

Histoire d'Amboise

Les origines de la ville

Le nom d’Amboise apparaît dans les Chroniques d’Amboise (manuscrit du XVe siècle conservé à Saint-Petersbourg), en latin : Ab Ambabus Aquis, Ambacia, qui deviendront ensuite Amboise.
La première expression latine signifie « entre deux eaux », ce qui fait référence au passé de la ville et à sa situation géographique privilégiée : une île entre les deux bras du fleuve et le plateau des Châtelliers surplombant les vallées de la Loire et de l’Amasse. Le passage y était plus facile qu’ailleurs et la cité a pu s’y développer, profitant de la protection naturelle des eaux et de l’installation d’une place forte.
En effet, l’éperon est fortifié dès l’Age du Fer au 1er siècle avant JC. Il s’agit sans doute de la première capitale des Turones (ancêtres des Tourangeaux), avant le déplacement de la population vers les vallées et vers Tours.
L’occupation commence par le bout de l’éperon rocheux (où se trouve aujourd’hui le Château  Royal) : les habitants bénéficient de la protection d’un double rempart, sur le site des Châtelliers, jusqu’au 2e siècle après JC, date à laquelle on abandonne le lieu, ensuite appelé « Camp de César ».
En fait, les Gaulois seraient les initiateurs de la prise de possession du site, avant la Conquête romaine de Jules César. On retrouve leur présence grâce aux fouilles archéologiques menées entre 1979 et 1985, au moment de la construction du VVF (Village Vacances Familles).
De l’époque gallo-romaine, des traces d’habitat, d’activités artisanales (fours de potier, métiers à tisser, céramiques) et d’activités cultuelles (temple ou Fanum, statuettes votives aux torques) et des fortifications (remparts et fossés) ont ainsi vu le jour.
La résidence d’Avicien, capitaine de Gratien et comte de Tours, était bâtie à la pointe du promontoire (sous le château actuel).
Le site est par la suite constamment réutilisé : les espaces sont même remblayés avec des alluvions de l’Amasse, afin de servir de potagers, jardins et vignobles au Château.
Les Châtelliers sont abandonnés au IIIe siècle après JC parce que la vie descend vers les vallées.
Au IVe siècle, une église aurait été construite par Saint Martin, venu évangéliser la Touraine, sur l’emplacement d’un temple dédié à Dionysos (la première église Saint-Denis).

La ville au Moyen-Age

En 503, Clovis, roi des Francs, rencontre Alaric, roi des Wisigoths, sur l’Ile d’Or, pour mettre fin aux guerres entre les deux clans. Ils signent une paix perpétuelle, qui prend malgré tout fin quatre ans plus tard, quand Clovis tue Alaric et devient maître de la Gaule.
Après le règne de Charlemagne, la région connaît une période très troublée due aux incursions des Normands, qui ravagent le pays et pillent les églises. Les reliques sont, à cette époque, souvent transférées d’une église à l’autre, pour éviter les vols. Mais les trafics de reliques s’organisent et continueront pendant tout le Moyen-Age (on raconte même que les reliques de Saint Florentin, ramenées par Louis XI, auraient elles aussi été volées !).
Au XIe siècle est créée la maison d’Amboise, à la suite du mariage d’Hersende de Buzançais avec Lisois de Basougers, seigneur d’Amboise.
Hugues Ier, au début du XIIe siècle, agrandit et fortifie le château, construit l’église Saint-Denis et bâtit le Prieuré Saint-Thomas.
L’ambition de Sulpice II (1123-1153) l’amène à entrer en conflit avec les comtes d’Anjou et de Blois.
La fin du XIIe siècle est agitée par la lutte entre les Capétiens et les Plantagenêt pour la possession de la Touraine, qui aboutit à l’annexion de la région au domaine royal en 1204.
Les rois de France deviennent alors hauts suzerains et les seigneurs d’Amboise restent les maîtres de justice.
Au XVe siècle reprennent les guerres franco-anglaises avec la Guerre de Cent Ans. A cette occasion, après avoir rencontré Charles VII (1403-1461) à Chinon, Jeanne d’Arc traverse Amboise le 23 avril 1429 avant de marcher sur Orléans et de libérer la ville.
Louis d’Amboise (1422-1448), qui l’accompagnait, est mêlé à un complot contre le favori du roi, La Trémouille. Il est condamné à mort et ses biens sont confisqués, avant de lui être rendus par Charles VII, à l’exception du Château d’Amboise, qui rentre définitivement dans le domaine royal en 1434.
Amboise, désormais séjour des rois, développe des axes routiers, les principaux passant par l’actuelle Rue de la Concorde et la Rue Nationale, et la Route de Bléré. L’activité fluviale permet le développement du quartier du Bout-des-Ponts.
Une halle aux grains s’établit à l’emplacement de la future Notre-Dame-en-Grève (Saint-Florentin aujourd’hui) : l’Annonerie ou la Nonnerie. De nombreux couvents commencent à s’implanter.
La population connaît un essor important dû à la prospérité économique (1200 à 1500 habitants). Les rues les plus passagères sont pavées et on tenta d’aligner les façades des maisons en encorbellement afin de faciliter la circulation des chariots.
Louis XI (1461-1483), fils de Charles VII, préfère ses résidences de Chinon et Loches. Malgré tout, il finance des travaux d’agrandissement au château d’Amboise, autour du Donjon qui surplombe la ville. Il y loge son épouse, Charlotte de Savoie, et le Dauphin, le futur Charles VIII. En 1469, dans la Collégiale Saint-Florentin du Château, il crée l’Ordre de Saint-Michel, en réponse à celui de la Toison d’Or, créé en 1430 par son ennemi, Philippe le Bon, duc de Bourgogne.
Dès 1473, craignant que les gens soient porteurs de maladies et les transmettent à son fils, le roi interdit au peuple l’accès de la Collégiale et demande à la Ville de bâtir une église en bord de Loire. Notre-Dame-en-Grève, à l’emplacement de l’Annonerie, est consacrée en 1483 et ne prend le vocable de Saint-Florentin qu’après la destruction de la Collégiale du même nom, au XIXe siècle.
En 1483, Louis XI, rongé par la maladie et effrayé par la mort, pense trouver du réconfort auprès de Saint François de Paule, qu’il fait venir d’Italie. L’ermite est reçu par le Dauphin au pied du château : Charles VIII, une fois roi, construira la Tour des Minimes à cet emplacement ; celle-ci doit son nom au couvent que Saint François fonde au bout de l’actuelle rue de la Concorde. L’ordre des Minimes, ordre mendiant franciscain, devient propriétaire des Greniers de César, creusés sur quatre niveaux dans le tuffeau. Peu à peu, les marais sont comblés au sud de la ville.

Lettre patente concernant les armoiries d'Amboise par Louis XVIII, Roi de France

Amboise, résidence royale à la renaissance

Charles VIII (1483-1498), seul roi de France à être né et mort à Amboise, cherche pour sa part à embellir le château où il a grandi.
De part et d’autre du Donjon, à la pointe de l’éperon, il construit la Chapelle Saint-Hubert (1491-1496), le Logis des Sept Vertus (côté sud, Logis de la reine Anne de Bretagne, qu’il a épousée en 1491 à Langeais), l’aile Nord qui domine la Loire et les deux tours cavalières (Tour des Minimes au nord et Tour Heurtault au sud), munies d’une rampe hélicoïdale large de 4 m, pour donner accès aux chariots qui montent depuis la ville jusqu’aux terrasses.
Prétextant des droits sur le trône de Naples, Charles VIII mène deux campagnes militaires en Italie, qui auront peu de succès mais amèneront la Renaissance en France, grâce aux artistes italiens qui suivent le roi : Pacello da Mercogliano dessine les jardins royaux au-dessus de la Loire, où seront cultivés les premiers orangers, et ceux de l’Hôtel Joyeuse (nom venant de la francisation de « Fra Giocondo », architecte), lui-même habitant à Château-Gaillard.
A l’âge de 28 ans, Charles VIII décède après d’être heurté le front au linteau d’une porte basse, dans la galerie souterraine Hacquelebaq. Malheureusement pour la reine, leur contrat de mariage stipulait que si Charles VIII mourait sans descendance mâle, Anne de Bretagne serait tenue d’épouser son successeur, afin que la Bretagne reste dans le domaine royal.
Elle devient donc reine pour la seconde fois (ce sera la seule), en épousant le cousin du roi, Louis XII (1498-1515). Auparavant, celui-ci a dû faire annuler son mariage avec Jeanne de France, fille cadette de Louis XI, par le Pape, au prix d’un humiliant procès. L’annonce de sa répudiation est faite à Jeanne en l’église Saint-Denis d’Amboise.
Le trésorier de Louis XII, Pierre Morin, profitant de sa situation florissante et de la faveur du roi, se fait construire une demeure en tuffeau (l’actuel Musée de l’Hôtel de Ville, 1501-1505).
Le roi, quant à lui, préfère sa résidence familiale de Blois, qu’il contribue à agrandir. A Amboise, il ajoute une aile perpendiculaire à celle de Charles VIII, bâtit une galerie couverte le long des jardins, ainsi que le Beffroi ou Tour de l’Horloge.
Il loge sa cousine, Louise de Savoie et ses deux enfants (Marguerite d’Angoulême et le futur François Ier). Ce dernier épouse la fille aînée de Louis XII et d’Anne de Bretagne, Claude de France et devient par là-même doublement le successeur de son beau-père et cousin. Une fois roi, en 1515, il exempte la ville d’Amboise de nombreuses taxes, en souvenir de son enfance.
François Ier (1515-1547) mène également des campagnes en Italie. De retour en 1516, il invite Léonard de Vinci, qu’il loge au Manoir du Cloux (le Clos-Lucé). L’artiste y vivra ses trois dernières années, jusqu’à sa mort en 1519, à l’âge de 67 ans.
Avec la construction de Fontainebleau, les rois abandonnent peu à peu la Touraine, même si les enfants royaux y sont élevés, l’air y étant jugé plus salubre qu’à Paris.
A l’occasion des différentes phases de travaux qui touchent le château, les métiers se regroupent en divers quartiers : au pied du rempart se trouvent les commerces et les fournisseurs du château ; au bord de l’Amasse sont les tanneurs ; au niveau de la deuxième enceinte sont les bouchers.
Les faubourgs se développent : celui de Saint-Denis, le plus ancien, a une fonction essentiellement religieuse, regroupe les couvents, l’église et le cimetière.
Au Bout-des-Ponts, on trouve les commerces, les hôteliers, mais les crues ravagent souvent Notre-Dame-du-Bout-des-Ponts, construite en 1521 par François Ier.
Au faubourg des Violettes sont surtout des grottes pour les extractions de pierres, parfois transformées en caves.
Le fils de François Ier, Henri II (1547-1559) accorde la même organisation municipale à Amboise qu’à Tours et Poitiers, en 1557. L’Assemblée Générale élisait le maire pour trois ans, deux élus, douze conseillers et un receveur des deniers communaux.
Commencés en 1534, avec l’Affaire des Placards (les protestants affichent des critiques jusque sur la porte de la chambre du roi, à Amboise), les conflits entre protestants et catholiques ne font que s’accentuer sous son règne et surtout après sa mort en 1559.

Les guerres de religion

L’édit d’Amboise, le 8 mars 1560, sous le règne du trop jeune François II (1559-1560), ne permet pas d’éviter le tumulte ou « conjuration d’Amboise » ; les protestant projettent de soustraire la famille royale à l’emprise des Guise, fervents catholiques, en l’enlevant.
Mais le projet est éventé et François II est mis à l’abri dans la forteresse d’Amboise, pendant que les protestants (et leur chef, La Renaudie), sont poursuivis et pris en forêt d’Amboise.
Les conjurés sont jugés et condamnés à mort pour crime de lèse-majesté. Les membres de la noblesse sont décapités dans la cour intérieure du Château, les autres sont pendus aux créneaux ou au « balcon des Conjurés », au-dessus de la Loire, afin que la vue des cadavres servent d’exemple aux autres. La répression est sanglante et fait plus de 1500 morts.
Catherine de Médicis, régente à la montée sur le trône de son deuxième fils, Charles IX (1560-1574), tente par la suite de maintenir la paix entre les deux religions. L’Edit d’Amboise, en 1563, autorise la liberté de culte dans certains lieux seulement, mais la tolérance est de mise : chacun pourra exercer librement le culte chez lui.
Henri III (1574-1589) occupera surtout le château de Blois lors de ses séjours en Touraine ; c’est là qu’il fera mettre à mort le duc de Guise et son frère le Cardinal, chefs de la Ligue, devenue trop dangereuse pour le trône et la paix religieuse du royaume.
Les rois suivants vivront essentiellement à Paris (Fontainebleau, le Louvre ou Versailles, sans avoir de véritable rôle en Touraine). La région perd donc de son essor au XVIIe siècle. Le Mail est construit en bord de Loire entre 1621 et 1623 ; les murs de la ville sont peu à peu détruits dès 1643. Le textile et les tanneries sont en déclin.

Le XVIIème siècle : le rôle du Duc de Choiseul

En 1753, la route d’Espagne, qui avait permis le développement d’Amboise, passe désormais par la rive droite de la Loire : la ville est moins fréquentée et souffre de cette déviation. Toutefois, l’intensification du trafic fluvial entraîne la création de nombreux ports.
Dix ans plus tard, Choiseul, secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, à la Guerre et à la Marine, achète le domaine d’Amboise-Chanteloup (le Château d’Amboise, l’Hôtel Morin qui devient Palais Ducal et siège de la justice seigneuriale, le château de Chanteloup, qu’il fait agrandir et embellir par l’architecte Le Camus de Mézières).
En 1764, le roi Louis XV érige le domaine en duché-pairie pour Choiseul, avant de le renvoyer et de le disgracier en 1770 : le duc est exilé à Chanteloup, où ses amis continuent malgré tout à venir le voir dans sa demeure magnifique.
En 1773, le duc crée la Manufacture Royale de quincaillerie et de taillanderie pour les cuirs et les peaux.
En 1776, il érige la Pagode, en témoignage de reconnaissance à ses nombreux amis qui ne l’ont pas abandonné : il s’agit d’un monument d’inspiration chinoise au décor de style classique Louis XV.
Choiseul meurt en 1786 : le domaine est revendu au duc de Penthièvre.

Amboise pendant la Révolution

Le Château d’Amboise, comme le domaine de Chanteloup, sont confisqués au duc de Penthièvre par la Convention : les biens mobiliers et les œuvres d’art sont dispersés et vendus.
Le Palais Ducal subit le même sort et est donné à l’Hospice Général de Tours, qui le loue par la suite à la Municipalité.
Les couvents sont désaffectés et les communautés religieuses dispersées. Les maisons sont frappées d’alignement, dans un souci de salubrité.
De grands axes sont ouverts et les rues élargies. Les maisons au pied du Château sont détruites. De petites unités industrielles se développent au bord de l’Amasse ou de la Loire, sur l’Ile d’Or.
La population est constituée essentiellement de bourgeois, de médecins et de commerçants.
Les artisans et l’industrie forment des manufactures de draps de laine, d’acier fin et de limes, ainsi que de vignes.
Malheureusement, les conditions climatiques sont terribles et entraînent de mauvaises récoltes, des inondations et la grande débâcle de glace de 1788-1789 : le pont de bois du Bout-des-Ponts est détruit ; le pont provisoire ne sera bâti qu’en 1796.
Les conditions de vie ne changent donc pas pour les Amboisiens avec la Révolution : seuls quelques notables, des fabricants et des commerçants aisés sortent du lot.

La ville au XIXème siècle

Napoléon Ier érige Amboise en Sénatorerie, avec Roger Ducos à sa tête, un ancien collègue du Consulat. Celui-ci détruit les 4/5e du Château, estimant les locaux trop en ruine pour les restaurer.
Entre 1806 et 1810 disparaissent donc le Logis des Sept Vertus, le Donjon et la Collégiale Saint-Florentin. Le sénateur peut ainsi revendre les pierres, qui serviront à bâtir de nouvelles maisons à Amboise.
En 1802, Chaptal, ministre de l’Intérieur et chimiste, rachète le domaine de Chanteloup, où il développe notamment une sucrerie car le blocus international (la France est en guerre avec l’Angleterre) prive le pays du sucre des Antilles.
La Ville établit ses locaux administratifs dans le Palais Ducal, qu’elle achète en 1826.
Louis XVIII, en 1814, rend la Château d’Amboise à la duchesse d’Orléans, héritière du duc de Penthièvre, qu’elle transmet à sa mort à son fils, le roi des Français Louis-Philippe.
En 1823, Chanteloup est revendu par Chaptal, qui croule sous les dettes, à un marchand de biens qui le démolit et revend les pierres. Seuls la Pagode, le plan d’eau et les pavillons d’entrée sont sauvés, parce qu’ils ont été achetés par Louis-Philippe.
En 1846, la voie ferrée Orléans-Tours passe par Amboise et provoque un nouvel essor de la ville.
En 1848, Louis-Philippe, après avoir effectué de nombreuses restaurations au Château (désormais classé Monument Historique depuis 1840), est contraint à l’exil. La propriété est confisquée et devient la résidence surveillée de l’Emir Abd el-Kader.
L’Emir est le chef de la Smala algérienne en révolte contre le gouvernement français : il demeure au Château entre le 8 novembre 1848 et le 17 octobre 1852, pendant que la garnison qui le surveille est cantonnée au Palais Ducal.
En 1873, le Château est rendu aux Orléans avant d’être ouvert à la visite par le Comte de Paris, président de la Fondation Saint-Louis (1975), qui gère aujourd’hui le monument.
D’autres sites sont classés Monuments Historiques : le Clos-Lucé en 1875 et l’Hôtel de Ville (Hôtel Morin) en 1880.
Au cours de ce siècle, de multiples inondations touchent la région, particulièrement Notre-Dame-du-Bout-des-Ponts.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la ville connaît un nouvel essor grâce au maire, député et sénateur Charles Guinot. De nombreuses industries s’implantent : fabrique de couvertures Pathault-Leclaire, les Pressoirs Mabille.
La ville est active mais reste surtout commerçante et rurale.

La ville au XXème siècle

L’essor industriel se poursuit durant la première moitié du XX e siècle : biscotterie Bougard, boulangerie industrielle Garnier, traitement des eaux Sanilo, produits photographiques Guilleminot et construction du nouvel hôpital en 1936 pour remplacer l’hospice Saint-Denis.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le pont est détruit par les Alliés pour bloquer l’avancée allemande, et le château et sa chapelle sont touchés par des tirs d’obus.
En 1946, la commune de Saint-Denis-Hors est rattachée à la Ville.
De nombreux monuments doivent être restaurés après guerre et font même l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques, comme la Tour de l’Horloge (1933), la Chapelle Saint-Jean (1938), l’église Saint-Florentin (1963) et l’église Saint-Denis (1968).
Après la guerre, on voit un accroissement de la population, dû aux vastes opérations d’urbanisme, sur les plateaux du sud notamment, avec des zones pavillonnaires ou des ensembles de bâtiments (La Verrerie), hors secteur sauvegardé (créé le 21 juillet 1989). La population actuelle compte environ 12 000 habitants.
La ville tend vers l’industrie encore aujourd’hui, tout en vivant beaucoup du tourisme : mise en valeur du patrimoine par des actions de protection (rives de Loire au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1965) ou de fouilles archéologiques (site d’origine d’Amboise aux Châtelliers, entre 1979 et 1986).

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Le blason de la ville

Décrit de manière héraldique de la manière suivante : Pallé d’or et de gueules rouge de six pièces : au chef d’azur chargé de 3 fleurs de Lys d’Or.
Le Blason d’Amboise reprend le blason des seigneurs d’Amboise, rouge et or, disposé en bande (pal en héraldique) et surmonté des 3 fleurs de lys, accordés par privilège royal, aux « bonnes villes de France ».
Ces armoiries ont été confirmées par Louis XVIII par lettres patentes en 1819.
Le blason est surmonté d’une couronne de tours, allusion à l’ancienneté de la ville et à ses fortifications.
 

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Les Maires d'Amboise

A la suite d’un ordre royal de 1431, signé de Charles VII qui rattache Amboise à la Couronne de France en 1431, les intérêts de la communauté des habitants furent gérés par deux élus et un receveur, désignés en février de chaque année par une assemblée générale des habitants.
Quelques années plus tard, l’assemblée générale fut autorisée par les agents du Roi à élire douze notables qui formèrent le conseil des douze, chargés d’aider les deux élus, qu’on appela échevins. Echevins et notables désignèrent chaque année un maire.
Le premier maire dont les archives gardent le souvenir se nomme Jean Morin. Il occupa cette charge à diverses reprises entre 1447 et 1462.
Depuis 1441, Amboise était siège d’un baillage. Le bailli était assisté notamment d’un lieutenant de police et d’un procureur ou substitut.
En septembre 1557, une ordonnance signée du Roi Henri II accorde aux habitants d’Amboise le droit d’élire directement un maire qui assurera la présidence du conseil des autres élus. Ce régime est maintenu par des décisions signées de François II (1559), Charles IX (1567), Henri III (1577), Henri IV (1610), Louis XIII (1619), Louis XIV (1648).
A la suite d’une ordonnance royale de 1692, la charge de maire de la ville d’Amboise est soumise au régime de la vénalité des offices.
En 1730, la communauté des habitants décide de racheter la charge afin de revenir au régime précédent de 1557, confirmé pour la dernière fois en 1648.
Un arrêt du conseil du Roi, rendu en 1772 à la demande de Choiseul, fait duc et pair d’Amboise par Louis XV le 10 février 1764, reconnaît au nouveau seigneur le droit de procéder à la désignation des maires de la ville par application des règles antérieures au rattachement d’Amboise à la couronne de France. Le bailliage d’Amboise créé en 1441, avait été supprimé dès 1765.
A la suite de la loi du 14 décembre 1789 par laquelle les Etats généraux, transformés en Assemblés constituante, décident la création de communes, Amboise devient l’une des trente huit mille communes du royaume ; ainsi que Saint-Denis-Hors. Les administrateurs municipaux sont élus. Le régime est maintenu par la constitution du 5 fructidor en III (1795).
Par la loi de Pluviôse en VIII, les autorités du Consulat (Bonaparte, premier consul) décident que les maires seront nommés, ainsi que les membres des conseils municipaux. Ce régime est maintenu par l’Empire de la Restauration. La nomination, pour Amboise, est faite par le Préfet.
La constitution du 4 novembre 1848 décide l’élection des maires.
Par la loi du 7 juillet 1852, Napoléon III rétablit la législation de 1831 : nomination des maires parmi les conseillers municipaux. Ceux-ci sont désormais élus au suffrage universel. Le régime subsistera pendant les premières années de la IIIe république.
Par la loi du 28 mars 1882 confirmée  par la loi du 5 avril 1884 devenue code municipal, les maires sont élus par les conseillers municipaux et en leur sein, les conseillers sont élus au suffrage universel des hommes.
Par l’acte de la Loi du 16 novembre 1940, la législation républicaine est suspendue. Le Maire est élu par le Préfet.
L’Ordonnance du 21 avril 1944, signée à Alger par le Général de Gaulle rétablit, pour la libération du territoire, la législation municipale de 1884. En outre, le suffrage universel est désormais celui des hommes et des femmes.

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